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Musicalement correct : une petite histoire de la musique

Musicalement correct : une petite histoire de la musique

Une petite histoire de la musique…

Mousikê. Ce terme grec nous fait comprendre le but ultime de la musique : la recherche d’une communication avec le divin. Ce terme, venant de musa, la muse, regroupait, à l’époque de la Grèce antique,  l’ensemble des arts : poésie, musique et danse. Par la suite, le terme musique ne constitua plus que l’art des sons.

La musique est de toujours. Si les premières traces d’instruments apparaissent seulement aux alentours de 3000 avant J-C, cela est du au déluge qui a eu lieu à cette époque, effaçant de nombreuses traces de culture et de vie.

Les premiers à écrire et codifier le langage musical furent les grecs. Ils créèrent un nombre important d’instruments à corde qui, pour certains, sont encore en usage aujourd’hui ; tels la harpe, le luth, la cithare etc. Ils furent également les inventeurs de l’anche double qui est aujourd’hui utilisée notamment dans le hautbois. Si les grecs étaient plutôt portés sur les instruments à corde et à vent en bois, les romains, eux, furent les fondateurs de la famille des cuivres : le tuba, le cor, la trompette et des dérivés de ces instruments.

Puis, le chant grégorien, musique monodique (à une seule mélodie), dont le nom vient du pape Grégoire V, est l’aboutissement de la musique occidentale de l’époque. Ses influences étaient très diverses. La polyphonie dans la musique religieuse, n’apparut qu’au treizième siècle, à « l’Ecole de Notre-Dame », fief de la culture musicale de l’occident.

Suite à cette école, vint l’Ars antiqua  (1240 à 1320). La notation à cette époque devient plus précise, mais la notion de rythme n’est pas encore inscrite sur la partition. Les principales formes de musiques de cette époque sont le motet, le conduit et l’organum.

Succédant à l’Ars antiqua,  l’Ars nova (1320 à 1380) est l’époque phare de  la polyphonie européenne.  Si l’Ecole Notre-Dame lança les prémices de la polyphonie, l’Ars nova, elle,  est l’aboutissement de la polyphonie médiévale. C’est également à cette époque que le rythme apparut sur les partitions.

L’Ars subtilior, quand à lui, voit apparaître, dans la musique savante qui était avant surtout réservée à la musique religieuse, la musique profane : le madrigal, rondeau, virelais etc.  Cette époque est également l’avènement d’une musique qui est plus maniérée, riche en artifices et perfections techniques.

 

Les écoles franco-flamandes (1420 à 1520)  furent à l’origine de ce qu’on appelle l’harmonie. Nouveauté encore plus grande : la naissance de l’imprimerie musicale, qui se développa néanmoins plus lors de la Renaissance.

Puis, la Renaissance (1520 à 1600) fut un retour aux  sources de la musique religieuse. En effet,  lors de la période des écoles franco-flamandes, la musique profane influait beaucoup la musique religieuse. Palestrina fut un fervent défenseur de ce retour au chant grégorien et à cette perfection dans l’écriture qui elle seule sied à Dieu.

Premier mouvement qui ouvre à cette période qu’on appelle de manière populaire « classique », le Baroque (1600 à 1750). Le premier instigateur de cette période est Monteverdi qui, en 1607 créa le premier opéra, Orféo. Suite à la Guerre de Cent Ans, la musique développe un style européen, et des échanges de grands musiciens se créèrent entre cours et nobles de l’époque. Ce fut Vivaldi qui créa le premier théâtre accessible à tous, privilège réservé avant aux grandes cours. La période Baroque fut une période de démocratisation de la musique.

 

Mousikê. Ce terme grec nous fait comprendre le but ultime de la musique : la recherche d’une communication avec le divin

 

La période dite classique (1750 à 1800) est finalement assez courte, même si elle est considérée comme étant la période pendant laquelle l’écriture est la plus parfaite, simple et aboutie. Ce n’est pas pour rien que l’on dit que Mozart fut inspiré par Dieu !

Suivit la période Romantique (1800 à 1900 environ). Beethoven, digne héritier de la forme « symphonie » sublimée par Mozart, mène à une transfiguration des formes canoniques, en outrepassant les règles strictes qu’imposait l’écriture de la période classique. La fin de cette période est amenée par la crise du système tonal dont Wagner fut un des grands pionniers.

Enfin, la période contemporaine (1900 à nos jours) fit fi des règles d’harmonie, des formes peut être parfois trop cartésiennes des époques précédentes. C’est néanmoins une suite logique de la période romantique. L’avènement de l’électricité bouleversa la musique avec des nouveaux instruments du plus farfelu au plus ingénieux, puis l’arrivée de l’électronique permit de nouvelles sonorités. Tous ces progrès donnent au compositeur actuel un panel infini de possibilités, ce qui permet  la richesse de la musique de certains musiciens contemporains.

 

Je vais essayer, cette année, de vous donner un aperçu de l’histoire de la musique avec ses principaux acteurs, une vulgarisation des termes musicaux,  le lien entre politique et musique, la présentation succincte d’instruments de l’époque ainsi qu’une petite critique d’une ou deux œuvres.

Je vous quitte avec ma petite madeleine musicale du moment, un concerto de Bach  pour quatre clavecins, écrit en hommage à Vivaldi. La perfection de Bach avec le dynamisme de Vivaldi, repris pour quatre pianos par Martha Argerich, ça donne ça :

 

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