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Finir sa vie à la maison ou en maison de retraite ?

Finir sa vie à la maison ou en maison de retraite ?

Deux difficultés majeures peuvent trouver réponse en une même solution.

Tout d’abord, l’opposition historique entre vivre à domicile et vivre en établissement est très préjudiciable à la qualité d’accompagnement de nos aînés. En effet pour les uns le maintien à domicile est la solution idéale, pour d’autres, du fait de leur isolement, de l’éloignement géographique de la famille ou simplement de l’état de santé, l’établissement est une solution de beaucoup préférable. Il ne sert donc à rien d’opposer l’un à l’autre mais bien plutôt d’étudier l’intérêt de la personne âgée en augmentant également le panel de solutions proposées : foyer logement, béguinage, accueil de jour, accueil temporaire, accueil de nuit,…

Par ailleurs, le Directeur n’a plus les compétences pour assurer seul toutes les responsabilités. Le droit du travail s’est fortement complexifié, la comptabilité finance également, le droit des usagers aussi. Bref il est urgent de mettre en place à la Direction, une équipe pluridisciplinaire telle qu’on la trouve en entreprise avec un directeur général, un directeur financier, un directeur des ressources humaines, chacun spécialiste pointu dans son domaine. D’autant que pour monter un projet, aujourd’hui, les délais sont court, les dossiers à monter très techniques et le temps disponible de chaque acteur, compté.
L’idée serait de regrouper en transversalité tous les services à la personne sous une même direction.
En partant des services d’aides à domicile, en passant par les services de soins à domicile, les accueils de jour, de nuit et accueils temporaires, un établissement non médicalisé (EHPA , Foyer logement, Béguinage, résidence service, …) et en bout de chaine un EHPAD .

Tout mettre sous la même direction, une direction étoffée comme en entreprise, ça apporte les avantages suivant :
1. Économie par mutualisation de moyens.
2. Augmentation des compétences à la direction.
3. Unicité de décision pour proposer de meilleures réponses aux besoins de la personne âgée, avec possibilité d’aide institutionnelle provisoire par l’accueil temporaire, moins chère et moins traumatisante que l’hospitalisation, notamment en cas de dénutrition ou déshydratation.
4. Dédramatisation de l’entrée en maison de retraite par des liens étroits et permanent entre les différents modes d’accueils : ex : la personne qui a aidé à domicile peut accompagner quelques jours la personne âgée lors de son entrée en établissement pour assurer la transmission de ses habitude et opérer une rupture ne douceur. Ex2 : L’EHPAD qui a un minibus utilisé que de temps en temps peut le mettre à disposition du service à domicile pour permettre aux personnes âgées isolées d’aller se promener ou faire leurs emplettes.

Aujourd’hui il est assez courant de mutualiser des activités identiques : plusieurs EHPAD ensemble mais il est moins courant de mutualiser en transversal. Pourtant c’est bien là, par l’intégration des services rendus que l’on peut améliorer la qualité en maintenant les coûts.

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A propos de Nicolas Martinet

Directeur de la maison de retraite Saint-Antoine à Desvres, auteur de : « Le grand âge est à l'abandon ! Propositions pour éviter le pire » aux éditions Salvator