Nucléaire et photovoltaïque : la France est-elle en retard ?

Monsieur Rouquerol, vous avez fondé en 2009 la société Subsol, bureau d’étude spécialisée dans l’énergie solaire.

Michel Gay dans un article paru sur contrepoint le 29 août s’en prend au photovoltaïque qu’il dénonce comme une erreur idéologique qui coûte chère.

Il fustige notamment ceux qui estiment que la France prend un train de retard sur la transition énergétique. Pour lui le nucléaire au contraire est une avance et un atout de la France.

JBR : Le retard accusé de la France ne se situe pas tant par rapport à nos pays voisins, que par rapport aux objectifs que c’est donné la France à l’horizon 2050 pour amoindrir autant que ce peu le réchauffement climatique.


Michel Gay met en avant le coût du nucléaire.

JBR : Le nucléaire est effectivement moins cher actuellement en France (0.045 euros/kWh sur le marché du gros) car les centrales ont été en partie payé par les impôts de nos parents, et que le démantèlement, dont le coût est revu à la hausse, sera en grande partie supporté par nos enfants! Tous les coûts pris en comptes, le photovoltaïques (0.09 euros/ kWh pour des installations au sol) est moins cher que le nucléaire (0.109 euros/kWh, prix de vente tout récent de notre EPR à l’Angleterre).
Le solaire aura effectivement nécessité 10 ans d’aides pour être plus rentable que le nucléaire, indirectement aidé depuis la construction des premières centrales !


Michel Gay se présente effectivement comme un écolo pour le nucléaire.

JBR : Personnellement, je crois aussi qu’en France, le nucléaire nous a offert une belle autonomie énergétique. Par contre, mis à part la problématique des déchets, nous gardons une « bombe sous l’oreiller ». Et malheureusement, c’est une technologie qui ne peut être appliquée qu’aux pays les plus riches et maîtrisant la technique. Elle ne peut pas être généralisable comme solution pour le monde (aujourd’hui, le nucléaire couvre un peu moins de 3% des besoins en énergie primaire mondiaux, avec 60 ans de réserves d’uranium. Pour ce qui est de la technologie de la fusion (et non plus fission) nucléaire, le projet mondial lancé à Cadarache (ITER) nous promet au mieux un prototype pour dans … 40 ans!!!)

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