La Folle journée se donne des airs de nature

Du 3 au 7 février 2016, la nature sera à l’honneur pour la 22ème édition de la Folle Journée de Nantes.

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Événement culturel unique en son genre, La Folle Journée se propose de désacraliser la musique classique afin d’en permettre l’accès à un public élargi, avec toujours comme exigence l’excellence artistique.

Créé à Nantes en 1995 par René Martin, directeur artistique du CREA – Centre de Réalisation et d’Etudes Artistiques –, le festival rassemble pendant cinq jours à la Cité des Congrès de Nantes environ 300 concerts d’une durée de 45 minutes, et accueille les plus grands artistes du monde (environ 2000 à chaque édition). Chaque année, la manifestation a pour thème un compositeur, un courant majeur de l’histoire de la musique ou, depuis sa 20ème édition, une thématique unique.

Depuis 2003, la Folle Journée s’est étendue à 11 villes de la région des Pays de la Loire et connaît un succès retentissant qui la place parmi les plus grands festivals internationaux. Elle a su s’imposer à l’international à Lisbonne de 2000 à 2006, à Bilbao depuis 2002, à Rio de Janeiro en 2007, à Varsovie depuis 2010 et dans cinq villes du Japon (Tokyo, Niigata, Kanazawa, Biwako, Tosu) où se pressent chaque année depuis 2005 plus d’un million de mélomanes. Ekaterinburg, en Russie, vient de venir compléter la partition avec une première édition en 2015 dédiée au thème de la “Passion” qui a rassemblé, lors des 80 concerts, plus de 35 000 spectateurs sur 3 jours.

Après Mozart, Beethoven, Schubert, les passions de l’âme et tant d’autres thèmes merveilleusement envoutants, René Martin dévoile le thème de sa 22ème édition :

rene_martin_dr« La Folle Journée explorera le thème universel
de la Nature. Dès l’origine fascinés par l’alternance des saisons, la
diversité des paysages ou le déchaînement des éléments, les hommes
se sont de tous temps essayés à traduire en musique l’infinie palette
de sensations que lui procurait le contact avec la Nature ; on peut ainsi
dire que la musique est véritablement née de la nature, et que celle-ci
n’a cessé d’inspirer les musiciens à travers les âges.
Dès l’époque de la Renaissance, et durant toute l’ère baroque, les
compositeurs se plaisent à imiter les bruits de la nature, notamment
le chant des oiseaux qui a toujours charmé les hommes – Clément
Janequin, puis Jean-Philippe Rameau, François Couperin… – ; il s’agit
alors d’une musique essentiellement descriptive. Au début du XVIIIe
siècle, le compositeur français Jean-Féry Rebel s’inscrit lui aussi
dans cette veine avec une oeuvre originale : Les Éléments, qui offre
une peinture musicale des quatre éléments. Mais au même moment,
le regard sur la nature se fait déjà plus contemplatif, avec les Quatre
Saisons de Vivaldi notamment. C’est alors une longue tradition de
musique pastorale qui se met en place, avec des compositeurs tels que
Carl Stamitz (Le Jour variable) ou Justin Henri Knecht (Portrait musical
de la nature), qui ouvrent la voie à la fameuse Symphonie Pastorale
de Beethoven. Propice au recueillement et à la méditation, la nature
devient une confidente et joue un rôle essentiel chez les compositeurs
romantiques, qui puisent l’inspiration dans leurs promenades solitaires :
dans des forêts peuplées de chasseurs, d’oiseaux, d’auberges, les
saisons, les éléments, la nuit et ses mystères inspirent à Schubert,
Schumann, Liszt puis Brahms une multitude d’oeuvres. Très présente
également à l’orée du XXe siècle avec Gustav Mahler ou Richard
Strauss, la nature inspire largement la création musicale des temps
modernes : de Claude Debussy à Olivier Messiaen et Toru Takemitsu,
en passant par Maurice Ravel ou Henri Dutilleux, elle continue de
procurer aux compositeurs une infinité de thèmes et de générer à
travers eux des émotions propres à toucher tous les auditeurs.
»

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