Permigianino : fin de l’exposition au Louvre

Le musée du Louvre accueille encore, jusqu’au 15 février, une très belle exposition rassemblant de nombreux dessins de Francesco Mazzola, dit Le Parmesan,  ou Parmigianino (c’est à dire le « petit natif de Parme »), artiste italien du XVIe siècle, dont les sanguines tout en grâce et en légèreté présentent encore aujourd’hui une fraîcheur insoupçonnée.

Parmi les maîtres italiens du maniérisme, Le Parmesan a incarné, aux côtés du Corrège, le mouvement de fond de l’art italien qui cherche, en ce XVe siècle naissant, à créer un nouvel effet émotionnel et artistique en rompant volontairement avec l’exactitude des proportions, l’harmonie des couleurs et la minutie propre à l’école naturaliste, plus proche des canons de la Renaissance italienne.

Le Parmesan, artiste talentueux déjà reconnu à l’âge de seize ans comme un peintre consommé, fut également un grand voyageur : dans un voyage qui nous fait parcourir l’Italie, entre Parme, Rome et Bologne et Casalmaggiore, les nombreux dessins conservés dans les collections du Louvre, nous font suivre pas à pas l’itinéraire de cet artiste hors norme, main virtuose devenue l’un des maître du dessin italien.

Disparu encore jeune, à l’âge de trente-sept ans, Le Parmesan passa longtemps aux yeux de ses contemporains pour un génie, presqu’à l’égal de Raphaël… Porté en effet par le désir de l’égaler, il fit preuve d’un anticonformisme radical dans ses compositions et termina sa vie aux portes de Parme, à Casalmaggiore, où il s’adonne à l’alchimie et continue de peindre et graver. Personnage complexe et torturé, Parmigianino impressionne encore par le raffinement de sa touche, sa préciosité, l’allongement des figures allant jusqu’à la déformation, comme pour faire entrer l’amateur curieux dans sa propre quête existentielle, course effrénée de gloire, de richesse, de beauté et de vie.

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