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Ô toi l’indicible qu’on  nomme femme !

Ô toi l’indicible qu’on nomme femme !

Ô toi l’indicible que l’on nomme femme !

Pardonne-moi de t’interpeller par ton genre quand je voudrais te célébrer par tout ce qui de toi s’exhale de divin, de mystère, de grandiose et d’interdit.

Si différente de nous, si incompréhensible à ceux de notre sexe et pourtant… Pourtant tout toi m’appelle comme si tu étais la plénitude de moi-même.
Énigmatique alchimie de nos contraires qui fait de toi la quête de mon être dans son entier. Mes sens te désirent d’une violence inouïe que rien, sinon l’onguent de ton baume aux épices d’Aphrodite, ne pourra jamais apaiser. Mon âme appelle la tienne jusqu’à la folie. Mon esprit se nourrit de ton mystère plus que ma raison de ta vérité.

Artémis la rebelle, Aphrodite la sensuelle, Héra l’épouse mère, Pandore aux milles vices, tu ne serais pas toi s’il te manquait le diadème d’une seule de ces divines manifestations de ton sexe et tu n’aurais sur moi que l’affreuse emprise passionnelle du désir ou de l’utile si ton indicible ne se tissait des multiples subtilités du beau sexe en un prodige unique et fascinant.

Mais quelle est cette effluve envoûtante qui s’exhale de ton être de femme ? Qu’as-tu donc mis comme sortilège dans ce parfum pour qu’il saisisse mon âme, hypnotise mes sens et envoûte mon esprit, faisant battre les trois de concert dans mon cœur vaincu à tes pieds sans avoir cherché à combattre.

Dis-moi Atlante triomphante ! Cupidon vous frappe-t-il vous aussi comme ses flèches nous transpercent ? Êtes-vous, semblablement, envoûtées face à l’homme mi-Apollon mi-Hercule, toujours Achille et parfois Socrate ?

Je te rêve comme un appel de toi en moi. Ni Aphrodite, ni Héra, on les devine pourtant dans ce dosage alchimique unique dont aucune autre que toi n’embaume le parvis de mes sens aux aguets. Toi, ce parfum sans pareil qui seul peut charmer mon appendice cyranesque à qui il est réservé de le découvrir pour l’aimer sans partage, ni nuances.

Ni trop sucré du miel d’Aphrodite, ni trop sobre de la maturité d’Héra, ni trop frivole de l’écervelée Pandore, un brin quand même de la sauvagerie d’Artémis, les essences qui constituent ton parfum, l’équilibre qui les proportionne, te font sans pareille et c’est l’effluve de cet alliage inimitable que Cupidon décoche de son arc imparable en mon cœur que pas même le bouclier d’Achille ne sait protéger.

Ô Toi ! Toi sans nom ni visage, pour qui bat mon cœur depuis que mon corps d’homme est capable de t’espérer, comme mes lèvres au cratère de Dionysos mon âme s’enivre de ta robe comme mes sens de ta cuisse. Sans t’avoir jamais vu mon esprit te connaît et tout mon être se languit de ton absence comme il s’éveillera de ta présence au premier filigrane de ton ombre.

Les autres… Toutes les autres partageaient avec toi la perfection d’Artémis ou le « juste assez » d’Aphrodite et parfois l’aura merveilleuse d’Héra. Mais aucune ne les mêlait toutes comme toi seule les exhale.

Inconnue de mes songes, nulle autre ne peut me révéler qui je rêve et dissiper les fantasmes noctambules de ton absence, car toi seule, par la flèche de Cupidon, sait dévoiler à mon cœur celle qui chassera l’ombre illusoire pour combler l’homme, du tréfond de mes entrailles aux sommets de l’amour.

Ô Diane ce sera toi parce que c’est moi. Ce sera moi parce que c’est toi.
Là réside l’ineffable alchimie de l’amour avec lequel on ne peut ni composer ni tricher parce qu’étant nous, il est plus grand que je et tu.

A lui seul cet abîme de mystère qui toujours échappe aux Nobels de la science témoigne, par la métaphysique qu’il exhale, de l’existence même de Dieu et de son prénom que tu portes, j’en suis sûr, comme nulle autre à mes yeux : Amour

La plume

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