Dernière minute

Poésie

Lorsque l’enfant paraît c’est toujours Noël

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Victor Hugo comme poème de Noël, un brin d’espièglerie cyranesque, une provocation laïcarde en ce jour de Noël ? Pourtant la prière contemplative du nouveau né que nous livre le rude patriarche, n’est-elle pas un peu de l’émerveillement de Noël renouvelé à chaque Naissance ? Joyeux Noël de la part ... Lire la suite »

Ophélie (Arthur Rimbaud)

I Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles La blanche Ophélia flotte comme un grand lys, Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles… – On entend dans les bois lointains des hallalis. Voici plus de mille ans que la triste Ophélie Passe, fantôme blanc, sur le long ... Lire la suite »

À l’éclair violent de ta face divine (Agrippa d’Aubigné)

À l’éclair violent de ta face divine, N’étant qu’homme mortel, ta céleste beauté Me fit goûter la mort, la mort et la ruine Pour de nouveau venir à l’immortalité. Ton feu divin brûla mon essence mortelle, Ton céleste m’éprit et me ravit aux Cieux, Ton âme était divine et la ... Lire la suite »

Green (Paul Verlaine)

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches, Et puis voici mon cœur, qui ne bat que pour vous. Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux. J’arrive tout couvert encore de rosée Que le vent du ... Lire la suite »

Au passant d’un soir (Émile Verhaeren)

Dites, quel est le pas Des mille pas qui vont et passent Sur les grand’routes de l’espace, Dites, quel est le pas Qui doucement, un soir, devant ma porte basse S’arrêtera ? Elle est humble, ma porte, Et pauvre, ma maison. Mais ces choses n’importent. Je regarde rentrer chez moi ... Lire la suite »

Rolla, chant IV (Alfred de Musset)

Dors-tu content, Voltaire, et ton hideux sourire Voltige-t-il encor sur tes os décharnés ? Ton siècle était, dit-on, trop jeune pour te lire ; Le nôtre doit te plaire, et tes hommes sont nés. Il est tombé sur nous, cet édifice immense Que de tes larges mains tu sapais nuit ... Lire la suite »

Sacrés coteaux… (Joachim du Bellay)

Sacrés coteaux, et vous saintes ruines, Qui le seul nom de Rome retenez, Vieux monuments, qui encor soutenez L’honneur poudreux de tant d’âmes divines : Arcs triomphaux, pointes du ciel voisines, Qui de vous voir le ciel même étonnez, Las, peu à peu cendre vous devenez, Fable du peuple, et ... Lire la suite »

1914, Heureux ceux qui sont morts

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En cette veille du 11 novembre, nous avons souhaité donner un avant goût des commémorations en publiant ce monument de la poésie française, Eve, extrait des Tapisseries de Charles Péguy Charles Péguy, né à Orléans le 7 janvier 1873, publia Ève, sa plus grande œuvre en vers dont le sujet ... Lire la suite »

Prière pour louer Dieu (Francis Jammes)

La torpeur de midi. Une cigale éclate dans le pin. Le figuier seul semble épais et frais dans le brasillement de l’azur écarlate. Je suis seul avec vous, mon Dieu, car tout se tait sous les jardins profonds, tristes et villageois. Les noirs poiriers luisants, à forme d’encensoir, dorment au ... Lire la suite »

Ô ma tristesse

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Ô ma tristesse ! Tu es mienne, tu es à moi. Tu n’es pas celle d’un autre, ni l’absolu de la tristesse dont parlent les philosophes ! Tu es la mienne, celle qui m’étreint, celle qui désormais ne fait plus qu’un avec mon âme atrophiée. Tu es là et si ... Lire la suite »