La peur, un feu clignotant sur notre tableau de bord personnel

Nous éprouvons de la peur, car l’être humain a en lui cette capacité. Ce n’est pas une tare mais une réaction face à ce que nos sens nous renvoient comme étant un danger. Aussi avoir peur n’est qu’un voyant qui s’éclaire pour attirer notre attention sur un risque.

C’est alors à notre raison d’identifier le point d’alerte et de prendre une décision d’action proportionnée au danger. Deux réactions possibles : la fuite ou la gestion du danger. La fuite peut être un acte choisi de prudence si elle est décidée par la raison.

Si elle est débandade alors elle ne répond qu’à nos réflexes non contrôlées. La gestion du danger consiste à identifier le problème, sous la masse d’informations parfois parasites, l’isoler pour le rationaliser, c’est-à-dire être capable de maîtriser notre réaction sans nous laisser dominer par l’inconnu qui nous met en danger.

La notion d’inconnu joue un grand rôle dans la peur, car il faut identifier pour dominer. Paniquer c’est lâcher nos sens de façon désordonnée. Il ne s’agit pas de « gérer la peur », puisque ce n’est qu’une alerte, mais les réactions qu’elle entraîne qui ne sont pas la peur, mais des actes non contrôlés. Une fois identifié et rationalisé le problème, il faut faire appel aux autres vertus qui justement permettent le contrôle des actes.

L’audace, la force, la prudence… La peur devient panique quand nous ne parvenons pas à activer ces vertus ou que nous ne les avons pas travaillés. Résumons-nous. La peur est une alerte. La panique une non gestion de l’alerte et la phobie une non rationalisation ou non identification du problème qui demeure l’inconnu dangereux.

Donné pour Le Petit Versaillais (octobre 2016)

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