Les langues anciennes, une longue histoire

La polémique ne désemplit pas autour de l’enseignement des langues anciennes. Le Professeur Gain, que nos lecteurs connaissent bien, nous livre une étude passionnante sur l’histoire d’un enseignement sensible depuis de nombreux siècles.
Dans cette première partie, le Professeur Gain donne de belles pistes de recueils pour nos chers têtes blondes (et moins blondes).

Devant la situation rendue précaire aux langues anciennes, je me suis interrogé sur l’apprentissage des langues anciennes, réveillant mes souvenirs d’élève, puis recueillant des réflexions d’élèves ou d’étudiants, qui m’avaient marqué, pour interroger ensuite nos lointains devanciers et dire un mot des recueils historiques ou anthropologiques susceptibles non seulement d’introduire les jeunes à l’esprit et aux valeurs des Anciens, mais de les « interpeller », voire de les amener à une réflexion salutaire sur notre monde actuel – démarche qui suppose une sélection des textes ou, plutôt, du discernement de la part du professeur.

Souvenirs d’élève :

Mes années de 6e et 5e au lycée Marcellin Berthelot de Saint-Maur-des-Fossés ne m’ont pas laissé de souvenirs précis, du moins relativement à l’étude de textes latins. En revanche, de la 4e, certaines scènes se sont gravées dans ma mémoire. Notre professeur de latin et de grec, monsieur Henri Romagnesi (1912-1999), était un mycologue averti. Le nom même de cette rare spécialité manifestait à lui seul l’intérêt de l’étude de la langue grecque. Mais en 4e (année 1953-1954), ce botaniste devait nous faire traduire des textes latins. Deux évocations : en prose, la traduction de pages de la Guerre des Gaules. Mais lesquelles ? Le début de l’œuvre, la campagne contre Arioviste (août – septembre 58) et je me rappelle que, malgré les notes abondantes du vieux Cayrou gris et rouge, le récit des négociations avec les Helvètes ne me passionnait pas, c’est le moins que je puisse dire. En poésie, le maître s’efforçait de nous inculquer les rudiments de la scansion. Le passage qu’il avait retenu était, toujours dans le même manuel de Cayrou, un extrait des Métamorphoses d’Ovide, la légende de Phaéton. Fils d’Apollon, ayant entendu un jour contester son origine divine, il se rend sur le conseil de sa mère, la nymphe Clymène, pour consulter son père, dieu du Soleil, dans son propre palais. J’entends encore M. Romagnesi martelant de son crayon bille les temps forts du premier vers du chant II, qui s’est ainsi gravé à jamais dans ma mémoire :
« Régia Sólis erát, sublímibus álta colúmnis. »
(Le palais du Soleil s’élevait sur de hautes colonnes)

A vrai dire, je ne crois pas avoir été impressionné par la description du désastre cosmique dans lequel périt cet imprudent de Phaéton devenu un cocher présomptueux… En revanche, l’année suivante, en grec, le récit de la Retraite des Dix-Mille, dans l’Anabase de Xénophon que nous étudiions dans les morceaux choisis de Guastalla, m’avait vivement intéressé. Mes souvenirs sont, soixante ans après, trop imprécis pour me permettre de tirer quelque conclusion assurée. Les textes choisis, la personnalité des enseignants ne sont pas en cause, seulement peut-être mes douze ans et ma maturité d’alors.

Comme professeur, je garde le souvenir de réflexions d’élèves qui m’ont fait réfléchir. Un élève de 4e à Senlis, je ne sais plus à propos de quel texte, tirait spontanément cette conclusion : « Les Grecs n’étaient pas bêtes ! » On peut sourire de cette constatation qui, à première vue, ne brille pas par une insigne perspicacité. Pourtant cet élève percevait que les Anciens Grecs étaient ingénieux et pouvaient nous apprendre quelque chose.
Beaucoup plus tard, cette fois à l’Université de Grenoble, une étudiante de lettres modernes qui, en 1re année rejoignait en latin le groupe des classiques (dont souvent elle prenait la tête), me faisait part un jour de la vive frustration qu’elle éprouvait durant les cours de littérature comparée : le professeur ne présentait des grandes œuvres du programme que les aspects formels, et ce que cette jeune fille brillante désirait c’était d’accéder au sens des œuvres, ce pour quoi elle avait choisi d’étudier la littérature. Elle attendait quelque chose d’autre, ou quelque chose de plus que l’emploi des temps, les formes d’intertextualité, la typologie des discours, je ne précise pas, pour rester à l’écart des termes techniques qui se sont multipliés ces dernières décennies dans l‘analyse littéraire ou stylistique.
Assurément, en langues anciennes on demeure généralement en retrait de ces approches, mais l’aspiration de cette étudiante m’a fait réfléchir aux motivations des jeunes auxquels nous sommes chargés d’expliquer le fonctionnement rigoureux d’une langue, mais que nous devons aussi introduire à la connaissance de modes de vie et de pensée bien différents des nôtres.

Il est vrai que parfois les programmes des concours, l’agrégation en particulier, réservent des surprises et qu’il peut être frustrant également – mais dans un autre sens – d’avoir à expliquer des passages licencieux. Mon premier cours d’agrégation, quand je pris mes fonctions à Grenoble en 1997, fut consacré à Martial. Les collègues avaient malicieusement réservé au nouvel arrivant un auteur qui ne les enchantait guère. Mais si, selon le vers bien connu de Boileau : « Le latin dans les mots brave l’honnêteté », il serait bien imprudent à mon sens, de vouloir susciter l’intérêt des étudiants par un choix de polissonneries. D’une part l’auditoire de lettres classiques, généralement restreint, trop restreint, est souvent presque exclusivement féminin. D’autre part, il m’est apparu que les étudiants de cette filière, qui se sont engagés dans cette voie de propos délibéré, mûrement réfléchi (tout le contraire du « choix négatif » constaté souvent ailleurs), ont moins que leurs camarades d’autres disciplines des préoccupations disons « légères ».
Je n’ai pas évoqué plus haut mes premiers pas en latin avec le De viris illustribus vrbis Romae a Romulo ad Augustum (1779) de l’abbé Charles-François Lhomond († 31. XII.1794), que l’on abordait en sixième. De nos jours, cette série de 64 biographies, de Romulus à Octave Auguste, apparaît souvent presque ardue à des étudiants de 1re année, mais ceux-ci sont intéressés quand on leur dit un mot de ce Picard, de son dévouement à sa classe de 6e du collège Cardinal Lemoine, de la fin tragique à laquelle il échappa de justesse en 1792 (il fut incarcéré au séminaire Saint-Firmin, totalement disparu aujourd’hui), puis en 1793 (agressé boulevard de la Salpétrière et laissé pour mort). Les jeunes sont sensibles à cet effort de composition de Lhomond, destiné à guider les premiers pas en latin tout en fournissant une initiation à l’histoire romaine. Ces préambules sont d’autant plus nécessaires que les quelques éditions que j’ai pu avoir entre les mains (sur les dizaines qui ont paru jusqu’à la Seconde guerre mondiale) sont tout à fait indigentes sur les intentions de l’abbé Lhomond, qu’il s’agisse de l’édition juxtalinéaire de 1855, ou du texte paru dans les « Classiques verts Hachette » ou même de la traduction procurée en 1995 par notre collègue Jacques Gaillard.

Certains enseignants sont peu sensibles au souci pédagogique de Lhomond, qui avertit le lecteur que « la grande difficulté était de mettre à la portée [des enfants] le récit que l’on en trouve dans les auteurs. Pour y réussir, il faut bien connaître les enfants, et se conduire à leur égard comme une nourrice attentive à écarter de la route où elle les mène tous les obstacles qui pourraient les arrêter. J’ai donc été obligé de couper les phrases trop longues, de déranger un peu l’ordre des mots latins, quand il s’éloignait trop de la marche de notre langue, etc. » D’autres de nos collègues éprouvent un malin plaisir à détecter quelques rares impropriétés, d’autres enfin incriminent une vision idéalisée, trompeuse de la République romaine, telle une succession d’images d’Epinal de la Rome antique, comme s’en délectaient – pour de beaux exempla – Jean- Louis Guez de Balzac (1595-1664) ou Corneille. Même si ces critiques étaient totalement avérées, il faudrait les étayer par une analyse des sources utilisées par Lhomond. Travail jamais encore réalisé à ma connaissance, mais qui le sera bientôt, espérons-le, par une ancienne étudiante de Grenoble, dirigée par Martine Furno. Puisse cette thèse raviver l’intérêt pour le De viris et susciter des éditions annotées qui donnent envie aux étudiants de se reporter plus tard aux textes-sources !

Si le De viris, en privilégiant l’approche historique et le genre littéraire du récit, convient parfaitement à des pré-adolescents, on était en droit de souhaiter comme un équivalent sur le plan de l’histoire des idées. Or quelqu’un avait eu cette idée ; il est devenu presque inconnu de nos jours, je veux parler de Jean Heuzet (vers 1660-1728), ami de Rollin. Comme Lhomond, il n’a pas les honneurs du recensement d’Alexandre Cioranescu. Il est vrai que ce professeur du Collège de Beauvais n’a écrit qu’en latin, un recueil de Conciones sive orationes ex Sallustii, Livii, Curtii et Taciti historiis collectae (1728), le Selectae d’histoires de l’Ancien Testament (1726, analogue à celui de Lhomond) et surtout – celui qui va retenir notre attention – le Selectae e profanis scriptoribus historiae (1727, en deux parties), dont il faut citer le sous-titre : « quibus admista sunt varia honeste vivendi praecepta ex iisdem scriptoribus deprompta » (« où l’on a mêlé divers préceptes de morale tirés des mêmes auteurs »).

Est-ce l’expression « honeste vivendi praecepta » qui a fait tomber cet ouvrage dans l’oubli ? Dans sa Préface, Heuzet souligne à plusieurs reprises qu’il a recueilli dans les auteurs de l’Antiquité quantité de « bons exemples, souvent plus efficaces que les préceptes, principalement sur l’esprit des jeunes gens », et qui « rendent la vertu plus aimable et plus respectable. » Après avoir donné quelques échantillons de ces exemples et s’être expliqué, à grand renfort d’allusions à Sénèque et Quintilien, sur la longueur très variable de ces exemples et leur enchaînement plus ou moins naturel, il dévoile la source de son inspiration : Cicéron, dans son traité Des devoirs (De officiis) , qui mêle préceptes et exemples, qu’il rapporte aux quatre vertus cardinales de Prudence, Justice, Force et Tempérance, fournissant ainsi les titres d’autant de livres de l’ouvrage, qu’il a fait précéder d’ « un premier livre fort court concernant Dieu, la Religion, et la nature de l’homme. » Dès le milieu du XIXe siècle au moins, le Selectae a été enrichi d’annotations en français, mais déjà au XVIIIe il avait l’objet d’une ou plusieurs traductions, antérieures à celle de Ract-Madoux citée plus haut.

D’où Heuzet a-t-il tiré les textes ? « Je me suis servi de tous les anciens auteurs profanes, tant grecs que latins, que j’ai cru pouvoir contribuer à l’exécution de mon dessein. Je les ai même quelquefois, pour ainsi dire, fondus ensemble sur un même fait, ou sur une même maxime, pour mieux faire sentir l’objet que je montrais, et éviter les redites. » Ceci peut être gênant, et dès l’année de la parution lui fut sévèrement reproché par Denis Gaullyer (1688-1736), et un professeur de Leipzig, Kappius, rétablit le texte original des auteurs anciens dans une édition allemande (1728), elle-même réimprimée plusieurs fois. Heuzet précise plus loin qu’il a beaucoup puisé dans Sénèque qui « ne se lit point ordinairement dans les classes », mais la liste des auteurs cités, établie par Louis Peine dans la réédition augmentée d’un « index des noms historiques et géographiques » qu’il a publiée chez Delagrave (sans date) est considérable : 32 auteurs (dont un seul poète, Ovide) ! A côté des plus connus, on relève les noms d’Athénée, Diogène Laërce, Dion Chrysostome, Donat, Ennius, Macrobe, Velleius Paterculus.
Vous l’aurez d’emblée remarqué : Heuzet a puisé chez les écrivains grecs (Appien, Diodore de Sicile, Flavius Josèphe, Plutarque, Polybe et Xénophon) qu’il a traduits en latin, démarche sur laquelle certains seront à juste titre réservés.

Il faut également relever l’honnêteté de Heuzet qui expose très clairement les objectifs qu’il a visés à travers le Selectae. Comme dans l’ouvrage parallèle tiré des histoires de l’Ancien Testament, destiné à faire connaître aux enfants « tous leurs devoirs », le Selectae e profanis – puisque c’est le titre abrégé sous lequel on désigne communément cet ouvrage – vise aussi à « meubler la mémoire des maximes les plus pures qui sont répandues dans les auteurs profanes, soit en prose, soit en vers, comme nous avons dit que les païens le pratiquaient. » Et il précise que c’est à dessein qu’il a « mis plusieurs vers de Publi[li]us Syrus », esclave syrien venu à Rome où il fut affranchi, et auteur de mimes appréciés d’où l’on tira plus tard un recueil de 730 maximes en vers.

Dans son souci d’éducation morale et religieuse, Heuzet va jusqu’à mettre en lumière les pensées ou les actions les plus admirables dont nous ayons gardé le souvenir :
« Ceux d’entre les philosophes païens qui se sont laissé guider par ces faibles lueurs de la loi naturelle, nous donnent quelquefois des principes de morale si solides et si purs, qu’ils paraissent approcher de la doctrine de l’Evangile ; et alors, il est bon d’en faire la comparaison, et de montrer aux jeunes gens combien il est honteux à des chrétiens, qui ont reçu le don inestimable de la foi, d’avoir des sentiments et des mœurs moins raisonnables qu’un païen. »

D’autres recueils du même genre seraient à signaler, en particulier l’un d’eux, qui a connu un grand succès : l’Epitome historiae graecae ab origine Graecorum ad finem usque regni Alexandri (Paris, an VIII, Richard, Caille et Ravier ) d’un professeur de rhétorique de Reims, Charles Joseph Christophe Siret (1760-1830), qui ressemble un peu au De viris pour l’histoire grecque, mais en latin, ouvrage dont les éditeurs – annotateurs successifs jusqu’à la fin du XIXe siècle (et sans doute au delà) ont fini par faire oublier l’original. Pour se conformer aux Programmes de l’Enseignement secondaire classique du 29 janvier 1890 (classe de 6e), et aux souhaits du rapporteur de la Commission Alfred Croiset, certains, comme Henri Lantoine, composent un ouvrage entièrement nouveau.

Loin de moi l’intention de prôner la reprise de La manière d’enseigner et d’étudier les belles-lettres, par rapport à l’esprit et au cœur (1740), titre véritable du célèbre ouvrage de Charles Rollin (1661-1741), plus connu comme Traité des études, mais la portée morale de bien des textes de l’Antiquité m’a rappelé un auteur qui est utilisé ici ou là par Heuzet et d’où j’avais tiré il y a une dizaine d’années une version dont le sujet illustre parfaitement la remarque de l’auteur du Selectae e profanis.

Il s’agit des Faits et dits mémorables de Valère-Maxime, qu’il utilise à plusieurs reprises, ici dans le livre De iustitia, sous le titre « Seruorum in dominos fides ». Le récit lui-même tient en quelques lignes (je reprends la traduction de R. Combès dans la CUF). Nous sommes au tout début de l’année 86 av. J.-C. ; le contexte est celui des proscriptions et massacres des partisans de Sylla perpétrés par les troupes de Marius entrées dans Rome :
« Et l’esclave d’Urbinus Panapio ! Quelle admirable fidélité ! Son maître était proscrit et allait être tué, car, profitant des dénonciations du personnel, des soldats étaient venus le chercher pour cela dans sa propriété de Réatinum : quand il le sut, il changea de vêtements avec lui, prit même son anneau, et le fit partir secrètement par l’arrière du bâtiment ; et lui, il s’installa dans la chambre et sur le lit et se laissa tuer comme s’il était Panapio. »
Un tel acte d’héroïsme se passe de commentaire. Mais Valère-Maxime n’a pas cru pouvoir se dispenser de l’exprimer, nous donnant en même temps sa réaction d’écrivain.
« On a vite fait de raconter cette action, mais on ne manque pas de matière pour en faire l’éloge. Car si l’on veut bien se représenter l’arrivée soudaine des soldats, le fracas des portes qui volent en lambeaux, les menaces qu’expriment les cris, l’horreur qui se dégage des visages, la lueur des armes, on arrivera à porter sur l’événement un jugement exact et, si on a vite fait de dire que quelqu’un a voulu mourir pour un autre, on ne pense pas qu’il est aussi facile d’arriver à le faire. Mais Panapio a reconnu sa dette à l’égard de son esclave, en lui faisant élever un monument de grande dimension et en témoignant du sens des responsabilités manifesté par celui-ci, sur l’inscription pleine de reconnaissance qu’il y a placée. »

J’ai signalé plus haut que Heuzet avait sélectionné des textes d’auteurs grecs, qu’il avait traduits en latin et vous vous interrogez sans doute sur l’existence d’un équivalent des Selectae e profanis, mais comprenant des textes grecs. J’avoue ne pas avoir poussé l’enquête, en partie parce qu’ayant enseigné le latin, je suis moins pourvu d’ouvrages scolaires de grec. Je signalerai cependant deux recueils qui me paraissent dans une certaine mesure correspondre au Selectae e profanis, avec en plus une sélection de textes historiques.
-L’un est La Grèce vivante. Versions grecques. Classes de 2e et 1re, par L. Buffard-Leconte 3e éd. ; J. de Gigord, Paris 1964, 214 p., 188 textes de 43 écrivains. La plupart des versions sont annotées et le Livre du maître contient des commentaires tout à fait remarquables, notamment ceux de la section « Hellénisme et christianisme », p. 174-182.
– L’autre m’est venu de Belgique et a pour auteur Mauritz Geerard, Lucerna Graeca, Griekse thematische bloemlezingt, Gent 1973, 216 p. 230 textes de 49 auteurs (nombreux poètes).
Après avoir lu la préface de Heuzet, a fortiori telle page de Valère-Maxime, on ne peut qu’être surpris, voire irrité qu’on ait pu militer pour exclure les auteurs païens de l’Antiquité au motif que « la culture classique [était] responsable de l’affaiblissement de la foi et de la ruine des mœurs dans les générations modernes . »

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Benoît Gain

Benoît Gain

Agrégé de lettres classiques, Benoît Gain est professeur émérite de l’Université Stendhal-Grenoble III depuis septembre 2008. Vice-président de l’Association Internationale d’Études Patristiques, il est un spécialiste reconnu des études chrétiennes antiques. il a notamment publié "L’Église de Cappadoce au IVème siècle d’après la correspondance de S. Basile" (Rome, 1985), puis s’est intéressé, pour sa thèse, aux "Traductions latines de Pères grecs" (Berne, 1994).