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Le féminisme, ou l’art de la perversion féminine

Le féminisme, ou l’art de la perversion féminine

« Ces Tyrans détrônés devenus mes esclaves ; si, au milieu de ces révolutions fréquentes, ma réputation s’est pourtant conservée pure ; n’avez-vous pas dû en conclure que, née pour venger mon sexe et maîtriser le vôtre, j’avais su me créer des moyens inconnus jusqu’à moi ? » Peut-être l’une des plus célèbres citations des Liaisons Dangereuses de Choderlos de Laclos [1]. La phrase, qui livre les influences stylistiques de Laclos, est devenue, consciemment ou nom, le mot d’ordre des féministes. Ces femmes vivent dans une vengeance perpétuelle. Il est alors possible de se demander quel est le motif de ce désir de vengeance. En quoi seraient-elles esclaves, elles qui, au moindre mot déplaisant, n’ont qu’à crier à la misogynie pour être mise en valeur ? Si ces femmes sont des esclaves, elles ne sont esclaves que de leur propre perversion, issue de leur désir de devenir semblable à l’homme.
En cette « journée de la femme », dont le propre nom est une insulte faite aux femmes, il est nécessaire de remettre en question le schéma proposé par les féministes. Il n’y a pas une femme, mais des milliards. En quelques portraits de femmes, de l’antiquité au XVIIIe siècle, il est possible de voir toute la perversion des féministes.

 

Sappho.
Poète du septième siècle avant notre ère, Sappho est une célèbre personnalité de Lesbos, une Lesbienne au premier sens du terme qui, par ses orientations sexuelles, donne naissance au second avec certaines de ses compatriotes. Il semble que, malgré une certaine laideur évoquée par des papyrus, elle ait également été une fille de joie. Elle est l’un des grands exemples des féministes.

Lucrèce.
Femme de Tarquin Collatin, elle est célèbre pour sa beauté et sa vertu. Sextus Tarquin, fils du roi Tarquin le Superbe [2] la viole et, face au suprême déshonneur pour elle et son époux, elle se donne la mort en -509, événement tragique qui met fin à la monarchie romaine. Elle est, en revanche, oubliée par les féministes.

Ninon de Lenclos.
Précieuse du XVIIe siècle, Ninon de Lenclos tient un salon où les gens d’esprit se retrouvent. Elle prône, entre autres, des mœurs libérées et demeure célèbre pour avoir fréquemment entretenu des liaisons avec les hommes qu’elle recevait chez elle. Ninon est l’une des femmes à l’origine de l’inversion des valeurs au nom de la liberté, thème qui inspire toujours les féministes.

 

Louise de la Vallière.
Dame d’honneur d’Henriette d’Angleterre, Louise de la Vallière sera rapidement la maitresse de Louis XIV. Le Roi la reconnait officiellement comme sa favorite en 1666, après la mort d’Anne d’Autriche. À la suite d’une maladie qui lui fait perdre un enfant, elle se rapproche de Dieu et entre au Carmel en 1674.

Olympe de Gouges.
Fille d’un boucher, Olympe de Gouges a pour vrai nom Marie Gouze. Semi-mondaine, elle se prostitue auprès d’hommes qui lui fourniront l’éducation, notamment littéraire, qu’elle ne pouvait avoir par sa condition. Grâce à ces hommes, elle gravit les échelons de la société et arrive à la Cour, où elle prend le nom d’Olympe de Gouges. Lors de la Révolution, elle rejoint les révolutionnaires et écrit la « Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne ». Véritable emblème des féministes, qui occultent son statut de prostituée, elle est de celles que nombre d’associations féministes veulent voir entrer au Panthéon.

Marie-Antoinette.
Que dire de Marie-Antoinette, si ce n’est pour la citer ? « Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle où j’ai été élevée, et que j’ai toujours professée. N’ayant aucune consolation spirituelle à attendre, ne sachant pas si il existe encore ici des prêtres de cette religion, et même le lieu où je suis les exposerait trop s’il y entrait une fois, je demande sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j’ai pu commettre depuis que j’existe. » Reine de France, catholique, l’Autrichienne a eu, comme chacun le sait, une des vies les plus cruelles de l’Histoire de France, tout en conservant sa dignité de femme.

Les femmes soutenues par les féministes ont toutes un point commun : la perversion. Elles ont toutes choisi de renier leur condition de femme et d’essayer d’être semblables aux hommes, créant un être hybride sans morale, ni dignité. Cependant, face à la propagande féministe, il faut garder en mémoire le souvenir des femmes qui ont, quant à elles, su préserver leur être. À la suite de la déclaration de Gouges, il est de bon ton de parler de « la femme ». Mais les femmes ont chacune une identité propre et une journée de propagande faite par des perverses ne fera pas oublier qu’il existe, fort heureusement, d’autres femmes qui ont préservé leur féminité.

Notes

[1]

Lettre 81, dite autobiographique, de la Marquise de Merteuil au Vicomte de Valmont

[2]

c’est à dire l’Orgueilleux

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